. Lettre 79. Le changement ? Hallucinant !
Ce samedi 16 mai, dix-neuf heures 01
Chloé, je vous souhaite un bon week-end, vous êtes dites-moi très soupe au lait ces derniers temps. Votre président et vos socialistes dites-donc, ils font du Koh-Lanta, du chacun pour soi, stratégies et tactiques, ce n'est pas ce que j'attendais en guise d'introduction vers une république irréprochable.
Mais il est vrai qu'il faut du temps pour choisir le must de ceux qui vont nous faire une politique juste...
Ah dernier point, ce matin je vous demandais si vous connaissiez l'histoire de l'Homme qui chérissait sa chatte, qu'il trouvait mignonne, et belle et délicate, et qui miaulait d'un ton fort doux, or cet homme le savez-vous obtînt du destin un beau matin que sa chatte devînt femme... J'avais oublié de vous dire ma source : La Fontaine, fable XVIII, Livre Deuxième ; " La chatte métamorphosée en femme."
Je vous suggère de la faire lire à vos politiques tant le naturel a de force, il se moque de tout, certain âge accompli. L'on demande à vos gens de gauche d'être vertueux mais ils se bataillent comme des chiffonniers pour des postes... oui, bon.. faut avoir fait un peu l'ENA pour suivre.
Aimables pensées, c'est tout ce que vous méritez
Daphnis
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. Lettre 78. En Hollandie La Confusion normale.
Ce mercredi 16 mai, dix- sept heures 13.
Cher Daphnis,
Regardez ce François Hollande qui se prépare depuis cinq ans, en campagne depuis plus d'un an, l'irréprochable, l'exemplaire, le juste, le prédicateur qui prèche la réconciliation entre Français, et qui sème les graines de la division déjà, le lendemain de son investiture, dans son parti... Moi, quand je serai président ...
La chère Martine Aubry a raison d'aspirer à Matignon, bien madame Aubry..
A sans doute très bientôt cher Daphnis, la France ne se refera pas, la droite nous a quittés, la Gauche arrive, rien ne change quant aux mentalités, tous les mêmes... irréprochables ! le sens de l'intérêt général ! mais donnez-moi le portefeuille d'abord...
Moi, quand je serai président Daphnis, je nommerai par exemple au Budget et à l'Economie, non pas le représentant d'un courant mais celui qui m'apparaît le plus comptétent pour la mission.. mais ce sera quand je serai...
Arturo
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. Lettre 77. Les femmes de Hollandie.
Ce mercredi 16 mai, neuf heures,
Bonjour Chloé,
Si l'on faisait une pose, une pose après notre trêve Chloé, une pose type repos du guerrier.
J'ai passé hier mais délibérément une journée en Hollandie. Aujourd'hui je vais essayer de m'extirper des euphories induits par les fastes républicains d'hier. La composition du nouveau gouvernement ne m'intéresse pas, mais si ! ah si ! je suis curieux de découvrir les jeunes femmes qui vont y être nommées et j'attendrai méchamment leurs premières bévues - M. Badinter a conseillé : " Travail, compétence et prudence ", voire - je me promets un régal ou alors je suis très mauvais en analyse politique et je me remets à faire de la littérature.
Allez Chloé un bon geste, un beau geste, laissez mon visage sur votre sein sombrer. Vous n'êtes pas pas obligée de l'aller conter ni à Arnaud ni à Charles, chère femme courtisée. Un homme chérissait éperdument sa Chatte; Il la trouvait mignonne, et belle, et délicate, Qui miaulait d'un ton fort doux... vous connaissez l'histoire Chloé ?.
Daphnis
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. Lettre 76. Entrée en Hollandie.
Ce mardi quinze mai, dix-neuf heures 23.
Cher Arturo,
Encore moi, quelle journée !. Je reconnais que je me suis scotché à l'écran de mon téléviseur. J'ai bien aimé Hollande, il a déjà la démarche moins lourde plus légère et plus stylée que celle de Nicolas Sarkozy. Je me suis toujours demandé pourquoi Carla n'avait pas appris à Nicolas à poser plus élégamment un pied devant l'autre.
Là où je trouve que François Hollande a péché c'est dans son attirance pour les bains de foule qui en fin de journée étaient un peu fastidieux, d'ailleurs mme Trierweiler s'agaçait quelque peu qui toute la journée lui a accroché le bras.
Et puis j'ai trouvé très pittoresques les aspersions célestes qu'il a subies comme d'ailleurs cette histoire de foudre qui a frappé son avion, c'est très sympathique tout ça.
Je me suis même découvert une analogie de caractère avec François, quand je lis dans " L'homme qui ne devait pas être président " : " Je dis très peu de chose. Ce que je ressens, même mes enfants ne le savent pas. Je suis très bavard, mais sur l'essentiel, sur moi, je ne dis rien. Même à mes proches, même à Valérie. Je pense qu'elle en souffre, d'ailleurs. Au fond, je n'ai pas de confident. .."
J'ai vu Nicolas Sarkozy en short blanc et gilet rayé qui cet après midi allait faire un footing dans les bois, avec ses petits mollets, pathétique exutoire, des mollets qui exciteraient n'importe quel petit sale roquet à vous les mordre...
Alors vous Arturo, qu'en dites-vous ?
Daphnis.
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. Lettre 75. François Hollande, Le roi est nu.
Mardi quinze mai deux mille douze, douze heures 14.
Alors Arturo qu'en pensez-vous, je vous écris au moment précis où le président de la république française est nu, oh ce n'est pas un corps d'athlète, hein, c'est un corps humain normalement constitué, normal n'est-ce pas ! nu comme un ver sous sa douche. D'ailleurs c'est assez désopilant de le voir ainsi.
Pensez, mais vous l'avez vu comme moi, saluant la foule dans sa voiture décapotable. Il est rentré trempé, mais il l'a voulu en remontant ainsi les Champs sous une belle pluie torrentielle de printemps. Non, bien, son discours, maintenant installons-nous dans nos fauteuils et divertissons-nous pendant cinq ans. Et puis j'oubliais la mèche, là il a dû s'asperger à souhait de laque, ou s'enduire de gel, ce fut parfait, aucun cheveu ne sortît du rang et se tint même très stoïquement sous la pluie.
Comme tout passe très vite, Nicolas Sarkozy, exit soudain, à la trappe, la guillotine, la tête dans le panier...
Le chambellan lui tend des habits secs, espérons que ce soir il n'éternue pas au visage d'Angela
Tchin, tchin, et à notre santé d'abord cher Arturo. Une pensée quand même pour Nicolas, déplorant que le président nouveau l' ait reconduit de manière très raide à son véhicule. La France ne sera pas une France reconciliée.
Daphnis
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. Lettre 74. François Hollande.
Ce lundi quatorze mai, vingt heures 08
Chloé,
Une trêve, on fait la trêve Chloé ? en l'honneur de votre héros dont maintenant tous s'accordent à dire qu'il va être un grand président, tandis que moi je verserai des larmes sur le linceul du mien. C'est la vie.
Et puis surtout, Nous allons vivre dans une France exemplaire, juste, les pauvres deviendront riches et les riches deviendront pauvres, une France réconciliée et le président conservera toujours sa maison à Mougins et ses deux apparts à Cannes, avec à ses côtés la triomphante Evavalérie Trierweiler-Peron.
Je disais dix ans, mais l'on en prend pour quinze ans. Je le parierais déjà.
Mais vous que devenez-vous, je suppose que vous allez regarder demain ce péplum républicain à la télé. L'on verra si les relouqueurs de votre François auront vaincu ses mèches qui volaient au vent le huit mai. Ou sa valérie les lui aura coupéEs. Mais sur ses cheveux il est très vétilleux et il n'y a que lui qui a le droit d'y toucher. Vous savez que Sarkozy en a eu mal au ventre d'avoir du partager le huit mai avec François Hollande. Je le comprends. Mais ça va lui faire du bien à Nicolas, il a reçu une dure leçon d'humilité qui j'espère lui servira pour l'avenir. Il ne peut rester dans cet échec eut égard aux tombereaux de haines qui lui ont été déversés même si lui aussi est un tueur.
Chère Chloé que vos lèvres sont loin des miennes, mais les vôtres vous les prêtez désormais à tant d'autres. Je hais votre Arnaud de magazine. D'ailleurs est-il revenu ? n'a t-il pas été noyé par une grande vague du Pacifique ?
Daphnis
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. Lettre 73. Valérie Trierweiler.
Ce lundi, dix-heures 36
Cher Arturo,
Effectuant mon footing ce matin le long d'un ruisseau laissant courir une onde pure, je pensais à vous qui sans doute couriez dans le même temps sur la croisette. Par ailleurs me permettez-vous de vous dire que j'ai été surpris par le croquis cruel de votre épouse que vous me dessiniez hier soir. Moi qui vous prête une élégance à la Jean d'ormesson, lui qui à quatre vingt-sept ans dit " courir toujours après les filles, mais sans savoir pourquoi ".
De votre épouse je passe à celle de François Hollande. Epouse, non pas, mais compagne . Or cette dame déclare : " J'ai du mal à dire que je deviens première dame ".
Je n'ai jamais accepté quant à moi qu'une femme déjà légitime, sauf invitation spécifique" Madame et monsieur sont invités ...", sauf à ce que cette femme ait des qualités notoires, se glisse dans la lumière, dans l'aura de son mari qui ne la doit qu'à lui-même. Or cette dame Trierweiler n'est qu'une jeune dulcinée, devenue par une chance inouïe la compagne d'un homme d'Etat, et qui a l'audace de se qualifier d'emblée " Première dame ". Je dis : " Usurpation! ".
Les femmes respectivement, du Général de Gaulle, de Georges Pompidou, de Valéry Giscard d'Estaing, de Jacques Chirac ont toujours sû assumer leur état dans l'ombre, la modestie et la discrétion sans se prévaloir jamais d'être la femme de ... même Carla...
L'entourage de m. Hollande dit d'elle que cette dame Trierweiler est " une véritable tigresse et qu'elle est pire que Cécilia ".
Décidément nous eûmes Nicolas, Cécilia et Carla, nous avons François, Valérie et Ségolène. Et nous savons que les unes et les autres, chacune en son espèce a influé sur son mâle alors Chef d'Etat ou chef d'Etat en devenir. Mme Anne Pingeon sût au moins demeurer la muette du sérail. Il est vrai que Danièle était l'épouse en titre.
Cher Arturo je vous embrasse
Daphnis
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. Lettre 72. Mémoires or not Mémoires.
Cannes ce dimanche 13 mai, vingt-heures 25.
Cher Daphnis,
Ce fut une belle journée ici. Beaucoup de chaleur et plusieurs bains dans notre magique grande bleue. J'en profite. Demain cela va tourner à l'orage, et le Festival approche rendant la vie des Cannois impossible, tonitruante et bordélique. J'en profiterai pour poursuivre la rédaction de mes Mémoires. Je ne sais si vous écrivez les vôtres Daphnis, mais j'ai de profonds doutes concernant les miennes. Faut-il tout dire, quel style leur donner, que comprendront ceux qui les liront puisqu'elles sont, me concernant, purement à destination familiale.
Certes j'ai mon idée, et les pages s'accumulent mais parfois .... C'est très vaniteux et surtout très inutile, et sans valeur littéraire, mais enfin leur rédaction me passe le temps comme le filtre passe le café, enfin je m'y complais plus aisément que de jouer à la pétanque, ou au scrabble avec les vieilles basanées aux peaux déjà cuites du coin.
Je surprends souvent Giulietta mon épouse à lire mes manuscrits, je n'aime pas. Giulietta est une femme charmante, une italienne aux seins qui furent lourds et qui sont bien flasques aujourd'hui, une femme charmante, disais-je, mais un peu sotte. Sur la plage c'est un pâté en bikini. Jusqu'à présent le string m'a été épargné.
Entre nous Daphnis disons-nous les choses et prévalons-nous de notre élégance en public.
Le soleil tombe sur la baie
Cordiale amitié Daphnis.
Arturo
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. Lettre 71. Ah pas ça ! pas vous !
Ce dimanche 13 mai, seize heures 42
Daphnis,
Me référant à tes derniers messages , je te dirai ce qu'a dit Sarkozy à Hollande le soir du débat : " Ah pas ça , pas Vous ! " . Je te sais méchant et cynique mais à ce point !. L'on a convenu que nous respections la vie de chacun, l'on converse de nouveau, en confiance, je me livre, et ces derniers temps nouvelle bascule. Tu es aussi odieux que tu sais, que tu as su, hélas ! être aimant.
Comme disait la marquise de Merteuil au vicomte de Valmont :
" Savez-vous Vicomte, que votre Lettre est d'une insolence rare ! " . Tes derniers messages Daphnis, sont lâches et minables, vraiment, est-ce que je te pose des questions sur ta vie amoureuse, tu ne m'en dis pas un mot, tandis que je t'ouvre mon coeur. Ta vie est-elle aussi lisse que ton silence feint de le laisser entendre.
Oui je suis une femme mature, oui je suis une cougar qui court après ses derniers rêves, après ses dernières sensualités, et je commets l'insigne imprudence de te les dire.
Je ne sais si je dois poursuivre. Un mari dont je suis séparé, un jeune amant auprès duquel je me consume, et sans doute as-tu raison ce n'est plus de mon âge, et je ne suis pas trop dupe de sa duplicité, et puis toi, premier amour, ancien amant, confident désormais, du moins je l'espérais.
Oui ! alors revenir, rentrer et rester dans ma case d'épouse, de mère et grand-mère, souriante, faisant des confitures, soumise au regard impatient de mes fils guettant ma décrépitude annoncée, pour me signifier le chemin de la maison de retraite. Pourtant dans mon miroir je me contemple, j'ai bon air, bonne mine, les dents belles encore et la taille presque fine...
Il fait un soleil radieux qui estompe la fraîcheur de l'air, il y a une rose dans mon jardin, tu aurais pu me l'offrir.
Chloé
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. Lettre 70. Jalousies.
Ce dimanche 13 mai, treize heures 53.
Madame Chloé seriez-vous morte, mes mots vous auraient-ils assassinée ? Qel temps fait-il chez vous ? sans doute arpentez-vous les vide-greniers. Alors petits chiffons, bimbeloteries diverses, je plains votre mari ou votre ex et vos fils, le jour ou il va leur falloir faire le tri ou vous déménager. Enfin si c'est votre trip. D'ailleurs de quoi je me mêle.
Votre silence est énervant quand même, même si vous n'avez pas à me rendre compte et à aucun titre... Arnaud votre bellâtre est sans doute revenu. Vous me permettrez de vous représenter une nouvelle fois que vous n'êtes plus dans l'âge où l'on vous pardonnera d'avoir chercher des conquêtes. Quant à ce jeune suffisant j'imaginais malgré tout qu'il pouvait être obligé de mettre de la circonspection dans sa conduite et de ne plus aller pêcher dans le vivier des femmes matures - n'oubliez pas que pour jouer il vous appelle : " Granny " - les objets de ses attachements ou de ses fantaisies.
Vous souffrez madame, vous souffrirez encore. Reconnaître vos torts et vous retirer, vous coûtera moins qu'un prochain ridicule. Le moment venu sachez que je ne vous plaindrai non pas du chagrin que cet homme vous aura causé, mais de ce que des hommes de cette espèce ont pu vous occuper encore.
Boudez, mon amie, mais mes accablements, ma vindicte à votre encontre méritent et autorisent cette froideur . Je vous absous.
Daphnis
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